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Lundi 12 septembre 2005

Situation géographique : à 362 km de Nouméa (environ 3h45 de route)
Nombre d'habitants : 2933                       

Koumac est le carrefour du grand Nord, point de départ vers Poum ou vers la côte Est en traversant la chaîne en direction de Ouégoa. Commune agricole et minière, Koumac s’est désormais orientée vers la pêche industrielle et s’apprête à développer son tourisme. Le village s’est peu à peu équipé et dispose désormais de toutes les facilités pour les résidents comme pour accueillir les touristes. On s’en aperçoit dans le centre de la commune, mais surtout à la base nautique de Pandop, où les infrastructures des Pêcheries de Nouvelle-Calédonie ont été installées dans un complexe qui laisse aussi une large place à la plaisance et la détente. A Pandop, on trouve tout ce qu’il faut pour naviguer et partir en direction des très jolis îlots de la région, on peut aussi s’y restaurer en regardant la mer.

Outre les activités nautiques, Koumac cultive aussi sa passion agricole : chaque année en septembre, la foire de Koumac attire de nombreux visiteurs car celle-ci a su rester un rendez-vous authentique de la brousse. Les amoureux du cheval y trouveront leur compte : les cavaliers ne manquent pas à Koumac qui dispose également d’un hippodrome, situé non loin de la marina de Pandop, tout près du camping du même nom.

Parmi les autres centres d’intérêt, les grottes de Koumac demeurent une visite incontournable. Elles sont proches du village et permettent aux plus courageux qui s’aventurent dans les galeries de découvrir un site somptueux. Attention, ces grottes sont vastes et l’on peut s’y égarer, il est donc conseillé de se munir d’une lampe de poche, les gendarmes ont régulièrement secouru des promeneurs qui s’étaient égarés. Non loin des grottes, à flanc de falaise, une vierge que l’on découvre blottie dans la roche auprès d’une jolie prairie semble elle aussi accueillir les visiteurs. Au départ de Koumac, on peut aller visiter l’ancien village minier de Tiébaghi, à une trentaine de minutes du village.

Non loin de la mine de nickel en activité aujourd’hui, on exploita le chrome à Tiébaghi jusqu’au début des années 90. Le village et ses installations sont restés en bon état, tout semble indiquer que les habitants ne l’ont quitté qu’il y a peu de temps. Une très dynamique association s’applique à la remise en état du site, on peut le visiter en se renseignant à la mairie de Koumac.

Enfin Koumac héberge chaque année la fête de la génisse à la broche. Organisée en général fin avril ou début mai, cette fête est accompagnée d’un mini-raid, de courses de chevaux, de ventes de taureaux reproducteurs, etc. C’est l’occasion d’une belle fête broussarde.

Mardi 6 septembre 2005

A l'inverse de ses îles voisines qui sont volcaniques, la Nouvelle-Calédonie est un fragment d'un ancien continent qui a dérivé, il y a quelques 250 millions d'années. Sa flore et sa faune, qui ont évolués en vase clos, sont actuellement uniques : On dénombre ainsi 3 500 espèces de plantes, dont les ¾ n'ont été recensées que sur l'île, 4 300 espèces d'animaux terrestres, 1 000 espèces de poissons et 6 500 espèces d'invertébrés marins.

500 km de long, 50 km de large, la Nouvelle-Calédonie offre une variété infinie de paysages, des plus belles plages de sable blanc jusqu’aux plus spectaculaires paysages reculés en montagne.

Entourée par une barrière de corail de 1 600 km de long, la Nouvelle-Calédonie comprend aussi le plus vaste lagon au monde. A certains endroits de la côte, la barrière de corail se trouve seulement à quelques kilomètres des terres, et à d’autres il vous faudra parcourir 65 km pour la rejoindre (avec une profondeur moyenne du lagon de 40 mètres).

Le territoire de Nouvelle-Calédonie se compose de l'île principale appelée « Grande Terre », de l'Ile des Pins au sud de la Grande Terre, des Iles Loyauté à l'est ( Maré, Lifou, Tiga et Ouvéa ), de l'archipel de Belep au nord ouest et de nombreuses îles et îlots : Huon & Surprise, Chesterfield, Walpole, Beautemps-Beaupré, Astrolabe et le rocher de Ballona, …en tout une surface totale de 19 00 km2 ( 16 372 km 2 pour la Grande Ile qui fait 400 km de long ).

Où se trouve la Nouvelle-Calédonie?
La Nouvelle-Calédonie est la troisième plus grande île du Pacifique après la Papouasie Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Zélande. Elle est située au Sud de la Mélanésie (Océanie), à une latitude de 19°- 23° sud et à une longitude de 158°-172° est.

L’île est à environ 1 500 km de l’Australie, 1 700 km de la Nouvelle-Zélande, 5 000 km de Tahiti, 7 000 km du Japon, 10 000 de la côte ouest des Etats-Unis et 20 000 km des côtes françaises.

La Grande Terre
L’île principale est la région la plus riche de la Nouvelle-Calédonie où réside la plus grande partie de la population. Elle est divisée dans la longueur par un massif montagneux appelé « Chaîne Centrale » dont le plus haut sommet au nord est le « Mont Panié »(1 629 m) et au sud-est le « Mont Humboldt »(1 618 m) . De nombreuses espèces végétales peuvent être observées dans ces montagnes.

Ce relief inhabituel en dorsale sépare l’île en 2 régions très différentes:

    * La Côte Est, humide et orientée aux alizées est une terre fertile et exotique à la végétation luxuriante, aux vallées verdoyantes, aux cascades magnifiques, aux rivières sauvages et aux huttes typiques des mélanésiens le long des routes.

    * La Côte Ouest, une zone plus sèche et tempérée. On y trouve des cocotiers mais les arbres « Niaouli » y poussent par milliers et la vie sauvage est abondante. C'est une terre d'élevage où la population vit au rythme de ses troupeaux. On y trouve aussi de fabuleuses plages.

Source: http://www.nouvellecaledonietourisme-sud.com

 
Lundi 5 septembre 2005

Son but est de relier à bord de voitures aussi luxueuses que rapides, deux villes. Les participants sont souvent des personnes fortunées, parfois célèbres, à la recherche de sensations fortes. Jusque là, rien de trop anormal me direz-vous. Pourtant, le ’’Gumball race’’ est très décrié et inquiète les autorités des régions traversées. Pourquoi ? Parce que cette compétition qui ne veut pas en porter le nom se déroule sur routes ouvertes et sans souci apparent du code de la route.

Cette année, il partira de Londres le 14 mai et ralliera Monaco, après un périple de 5.000 kilomètres. Pour la première fois, il traversera notre pays.

Le "Gumball 3000" est né de l’esprit farfelu du milliardaire anglais Maximillian Cooper. Il en aurait eu l’idée après avoir vu "L’équipée du Cannonball". Dans ce film, Burt Reynolds participait à une course de voitures illégale à travers les Etats-Unis. Tous les coups y étaient permis. Le premier Gumball Rally remonte à 1999.

Officiellement, pourtant, il ne s’agit pas d’une compétition. Car les organisateurs prétendent que les participants sont tenus de respecter les règlements et lois en vigueur dans les pays qu’ils traversent. Cependant les éditions précédentes ont largement démontrés que le respect du code de la route n’était pas la principale préoccupation de ces derniers. Pour exemple, l’année dernière, un de nos compatriotes a été flashé à plus de 200 Km/h sur une route de Catalogne. D’autres ‘’concurrents’’ ont été arrêtés et accusés de streetracing. De tels exemples foisonnent au fil de l’histoire de cette très contestable organisation.

Les autorités belges l’ont compris et s’en inquiètent. Néanmoins, il ne leur est pas facile d’intervenir préventivement tant qu’une infraction n’a pas été constatée. Et puisque les organisateurs appellent à respecter les règles de circulation...

Récemment, Patrick Dewael, vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur à déclaré que si la voie publique était utilisée et que s’il ne s’agissait pas d’un rallye officiel sur route fermée, la législation routière devait impérativement être respectée et qu’il ne tolérerait pas que les règles de circulations soient foulées aux pieds. Cependant, il a souhaité rester discret, afin de ne pas trop attirer l’attention sur cette manifestation.

Les organisateurs de l’édition 2005 avaient l’intention de faire arriver leur luxueuse caravane sur la Grand-Place de Bruxelles le 14 mai et d’organiser une fête à l’Hôtel de Ville. Ils ont essuyé un refus catégorique de la part du collège des bourgmestre et échevins de la capitale pour cause de ‘’mauvaise réputation dans le passé (sic)’’.

L’année passée, le Gumball 3000 est parti de Paris pour rallier Cannes via Madrid, Marbella, Marrakech et Barcelone. Cette ‘’promenade’’ d’une longueur de 5.000 Kilomètres à été parcourue en 6 jours. Difficile donc de croire que le code de la route à été scrupuleusement respecté. D’autant que dès le départ certains participants ont attiré l’attention des forces de l’ordre tant leurs accélérations étaient impressionnantes du côté de la Place du Trocadéro. Durant sa traversée de la France, les gendarmes sont intervenus à de multiples reprises pour excès de vitesse et ont saisi bon nombre d’avertisseurs anti-radars...

150 voitures, environ, prirent le départ, Parmi elles, on pouvait trouvé quelques Ferrari Enzo, une trentaine de Lamborghini, des Porsche, des Lotus et plusieurs Rolls Royces. Les frais d’inscription étaient fixés à 12.000 euros. Une paille à côté de la valeur des ces voitures qui dépassent souvent les 150 000 euros.

Les participants proviennent de tous les pays du monde. Ils sont souvent milliardaires. Parmi eux quelques célébrités, stars de la chanson ou du cinéma mais surtout beaucoup d’excentriques, en mal de sensations fortes. ’’L’inénarrable’’ équipe de jackass célèbre pour ses ‘’facéties’’ diffusées par MTV y a même tourné une vidéo.

L’édition 2005 traversera donc notre beau pays. Dans la nuit du 14 au 15 mai, elle fera étape au château d’Acoz près de Gerpinnes où elle sera accueillie par le propriétaire des lieux, Tony Cammaert, antiquaire et spécialiste de l’art japonais. Heureusement, il a récemment déclaré à la presse que le repas prévu, ne serait pas accompagné de boisons alcoolisées. Nul doute que les 160 bolides attendus et les quelques personnalités participantes telles les acteurs Darryl Hannah et Adrien Brody attireront de nombreux curieux dans la paisible cité de l’Entre Sambre et Meuse.

Après la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, la Tchéquie, la Hongrie, la Bosnie, la Croatie et l’Italie auront également ‘‘l’honneur’’ d’être traversée par le Gumball 3000. Au bout de 5000 kilomètres, le périple qui durera 7 jours se terminera dans la Principauté de Monaco à la veille du Grand Prix de F1.

Quelques équipages belges participeront à l’édition 2005. L’un d’eux s’est confié à un journaliste de Het Laatste Nieuws. Ce garagiste ostendais, propriétaire d’une Audi S 8 GT qui pourra atteindre 340 Km/h et son équipier ont prévu, chacun, un budget ‘‘amendes’’ de 25.000 € ! Excusez du peu. L’ambition de cette personne, qui s’embarrasse peu de la loi et de la sécurité des autres usagés de la route, est de remporter cette course. Pourtant, rappelons le quand même, Les organisateurs démentent toute forme de classement... Mais rassurez-vous, si vous croisez sa route dans notre pays, il paraît qu’il en gardera un peu sous la pédale, parce qu’en Belgique, il risque un retrait de permis...

par ** TymA ** publié dans : Insolite...
Lundi 5 septembre 2005

1) Les découvreurs de la préhistoire

La Nouvelle-Guinée est peuplée depuis 30.000 ans environ,le peuplement de la Nouvelle-Calédonie est beaucoup plus récent. Les sites archéologiques datés les plus anciens, remontent à 4.000 ans, mais il est possible que l'occupation de l'archipel par ses vrais découvreurs soit un peu plus ancienne.

Les migrations à l'origine du peuplement se sont faites à partir de l'Asie du sud-est autour d'un axe Bornéo - Philippines, Nouvelle-Guinée, Salomons. Ce mouvement migratoire s'est aussi poursuivi au-delà de la Nouvelle-Calédonie vers les Fidji. Plus tard et jusqu'au XIX siècle, sur les côtes et dans les îles (Loyauté, Kunié) notamment, des colonies de navigateurs austronésiens de la Polynésie occidentale (Tonga, Samoa, Fidji, Wallis ) se sont régulièrement installées.

2)Les découvreurs européens

C'est au Capitaine Cook que revient la découverte officielle de la Grande Terre par les Européens. Elle fut faite au cours de son second voyage. Le premier à bord qui aperçu la Grande Terre fut l'aspirant Colnett le 4 septembre 1774. Cook la nomma "New Caledonia". Cook débarqua à Balade sur la côte Est. Il fut reçu amicalement par les habitants. Colnett a laissé son nom au cap situé entre Pouebo et Panié et au sommet qui le domine. C'est le 3eme plus haut sommet de la Grande Terre. Cook longea ensuite la côte Est jusqu'au sud de la Nouvelle-Calédonie et l'île Kunié qu'il nomma île des Pins. Il cartographia la côte Est et, bien qu'il ne l'ait pas longée, sa carte suggère aussi la côte Ouest, remarquablement proche de son tracé réel.
 

C'est d'Entrecasteaux, alors à la recherche de Lapérouse, qui fit la première reconnaissance de la côte Ouest en 1792. Il arriva à l'Ile des Pins le 16 juin. Il longea ensuite la côte et fit plusieurs tentatives pour entrer dans le lagon et aller à terre mais il finit par abandonner par souci de sécurité. Néanmoins la côte fut observée de la mer et remarquablement cartographiée par Beautemps-Beaupré d'Entrecateaux qui découvrit, au nord de la Grande Terre, les îles Surprise et Huon et l'atoll Beautemps-Beaupré.

Les Iles Loyauté furent découvertes en 1793 par Raven capitaine d'un navire marchand anglais venant de Sydney. La cartographie et l'hydrographie des îles Loyauté ne fut faite qu'en 1827 et 1840 par Dumont d'Urville. Le premier a pénétrer dans le lagon de la côte Ouest fut le capitaine Kent, il le nomma Baie St. Vincent. D'après ses récits, il eut d'excellents contacts avec la population.

 
Parti de France en août 1785 pour explorer la Nouvelle-Calédonie, le comte de Lapérouse, avec ses deux navires La Boussole et l'Astrolabe, fit naufrage et disparut en 1788 à Vanikoro (Iles Santa Cruz, entre le Vanuatu et les Salomons). Il a toujours été supposé que Lapérouse venait de Nouvelle-Calédonie lorsqu'il fit naufrage, car c'était son itinéraire logique. Mais aucun écrit ne le prouve et les livres de bord ont évidemment disparus avec le naufrage. Le mystère reste donc quoique plusieurs indices tendent à prouver son passage en Nouvelle-Calédonie.

 

3) Baleiniers et santaliers

C'est vers 1793 que les chasseurs de baleines Américains commencent à toucher la Nouvelle-Calédonie pour leur hivernage. L'époque des marins "santaliers" débute en 1841. Leur commerce deviendra très intense en 1846. Il s'achève après la prise de Possession en 1853.

 Les "santaliers" sont à l'origine d'une grande mutation technologique chez les autochtones. En échange du bois précieux, ils apportèrent, des outils et armes d'acier, des étoffes et des objets de verre.

 
4) Les missionnaires

Les catéchistes de la London Missionary Society débarquèrent en 1841 à l'île des Pins (Kunié) et en 1842 à Touaourou (Sud Grande Terre). Ils en furent chassés en 1842. La LMS s'installa aux îles Loyauté en 1841. Les missionnaires catholiques de la Société de Marie conduits par Monseigneur Douarre s'installèrent à Balade en 1843.

 
Ils durent quitter cette implantation en 1847. Ils y revinrent en 1851. Les maristes s'implantèrent, avec succès cette fois, à Kunié en 1848. L’Ile des Pins servit de base à l'évangélisation de la Grande Terre. Tous ces visiteurs apportèrent aussi des maladies nouvelles et des puces. Le chef de Kunié initialement intéressé par l'implantation de la mission fut ensuite hostile à la nouvelle religion à laquelle il attribua notamment une épidémie. Les catéchistes furent massacrés.

 
A Touaourou au sud de la Grande Terre les catéchistes s'enfuirent avant le massacre et la consommation des convertis. Un frère mariste fut tué lors des affrontements qui chassèrent les missionnaires de Balade. Les graves problèmes des premiers missionnaires s'expliquent par le manque de connaissance sur ces peuples et notamment l'incompréhension de leurs langues et de leurs coutumes. Des disettes, des épidémies et des guerres ont souvent été les facteurs déclenchant. Seule l'implantation aux îles Loyauté fut un succès immédiat.

 
5)Prise de Possession

Napoléon III donna instruction à plusieurs navires de guerre français de prendre possession de la Nouvelle-Calédonie, à la condition qu'elle ne fut pas d'ores et déjà annexée par les Anglais. Le premier arrivé fut l'amiral Febvrier Despointes qui prit possession de la Grande Terre à Balade le 24 septembre 1853.

 Mission catastrophe : avant la prise de possession la corvette L'Alcmène fut envoyée en mission exploratoire par le gouvernement français en 1850. L'objectif était d'étudier la possibilité d'une colonisation et de l'installation d'un bagne. La mission se termina tragiquement dans le nord de la Grande Terre, à Yenghebane. Plusieurs officiers et hommes d'équipage furent massacrés et consommés.

Source: http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier469-2.php

 
Dimanche 4 septembre 2005

150 avant JC : naissance de TELO MARTIUS

Toute l'histoire de Toulon s'explique par son site exceptionnel. Il faut remonter 2000 ans d'histoire pour voir les marins romains pénétrer les premiers dans la rade.
Ils y fondent une colonie et se mêlent au peuple Ligure, dévoué au culte de la déesse des sources jaillissantes, Télo.

Télo-Martius, ainsi nommée, petite bourgade de la Provincia Romana, future Provence, est l'une des deux teintureries impériales de Gaulle qui produit la pourpre, colorant naturel de couleur rouge.
Point de relâche des bateaux de commerce Télo, puis Tolon, s'attache à protéger ce site exceptionnel fréquemment pillé par pirates et Sarrasins.

Des vigies sont disposées autour de la rade pour prévenir la population du danger venant de la mer. L’un de ces 'faro' le plus célèbre, donnera son nom à la montagne sur laquelle il fut construit : le Faron.

 
Dimanche 4 septembre 2005
L’anniversaire du débarquement en Provence et de la Libération de Toulon honore avec émotion et reconnaissance la mémoire de nos libérateurs.

Toulon cruellement meurtrie par le sabordage de la flotte, par les bombardements massifs et des destructions sévères a vécu sa libération avec enthousiasme.

Le débarquement en Provence le 15 août 1944 a été l’une des opérations les plus réussies de la deuxième guerre mondiale. La bataille fut pourtant dure et d’une rare violence : face à la qualité et aux effectifs de l’armée allemande, seuls le courage et l’héroïsme de nos combattants ont pu rendre à Toulon sa liberté.

Dans le plan initial des Alliés, la libération de Toulon n’était prévue que le vingtième jour après le débarquement. Mais le 18 août, le Général de Lattre de Tassigny décide de brusquer l’attaque, apprenant que l’ennemi renforce ses troupes.

Sans attendre la mise à terre complète de ses effectifs et de son matériel, il se porte audacieusement sur Toulon dès le 19 août pour exploiter l’avantage initial et l’effet de surprise du débarquement.

Pour l’emporter, Lattre de Tassigny ne dispose même pas de son premier échelon, mais seulement de 16 000 combattants soutenus par trente chars et quatre vingt canons de moyen calibre.

Toulon est un rude morceau à enlever d’assaut !

  Avec ses trente forts puissamment armés, ses innombrables casemates hérissées d’armes automatiques et les vingt cinq mille soldats allemands de sa garnison sous les ordres de l’Amiral Rukfus, c’est une formidable position.

Les Français font preuve d’un élan irrésistible. Toulon est d’abord isolé du nord et de l’ouest par un vaste mouvement d’encerclement. Le 21 août, l’investissement de Toulon est réalisé mais la progression des libérateurs est ralentie par de multiples obstacles.

A La Valette, aux Quatre Chemins, dans la ceinture des forts qui défendent la ville vers l’intérieur, les Allemands résistent pied à pied. Les épisodes héroïques ne manquent pas.
Au nord est, le groupe des commandos qui s’est déjà distingué aux Caps Nègre et Bénat escalade à la corde les murailles du Coudon et arrache ce nid d’aigle à ses cent vingt défenseurs.

Malgré la farouche résistance de l’ennemi au nord dans la poudrière où trois cent cinquante allemands sur six cents trouvent la mort, à l’est sur les collines du Thouar aux tranchées âprement défendues, et dans la ville–même où les combats de rue font rage, les troupes de Montsabert de Magnan et de Brosset (3e D.I.A., 9e D.I.C. et 1ère D.F.L.) effectuent leur liaison, le 23 au soir, au cœur de Toulon.

Du 24 au 26 août, la division Magnan enlève les derniers points de résistance. Le 26 août au soir la ville est totalement libérée.
Le 27 août les troupes françaises défilent dans Toulon devant le Général de Lattre de Tassigny dont l’audace avait permis de prendre en sept jours une des places les mieux défendues d’Europe.

En août 1944, l’été de la Libération, Toulon acclamait ses soldats de l’armée d’Afrique, marins, résistants et alliés tous combattants pour sa libération.
Aujourd’hui encore Toulon se doit de leur rendre hommage.

 
 

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