par le sentier du littoral uniquement , c'est depuis l'Escalet
ou la Baie de Gigaro que vous y parviendrez après quelques
20 bonnes minutes de marche !
Les abords du Cap sont riches et variés, les plages de sable
fin, les petites criques et les immenses rochers sur lesquels le
nudisme est devenu une norme, le promeneur découvrira une
végétation très riche, des cactées extraordinaires, sur le cap
même une forêt des merveilles où des milliers de cigales vous
étourdiront de leur concert tant elles se plaisent sous les pins;
et à deux pas, on se baigne dans une mer "caraïbe", jetant ses
douces vagues sur fond et plages de sable blanc.
De nombreux contrastes dans une vrai violence de couleurs,
jamais la mer ne parait aussi bleue que lorsqu'elle se confronte
à ces rocher immaculés, de formes et rondeurs qui vous
envahissent l'esprit de mille douceurs.
Vous rendre au Cap Taillat :
La promenade commence au départ du sentier du littoral
de l'Escalet (sur la commune de Ramatuelle (côte d'azur), on
y accède depuis St-Tropez par la route des plages (comptez
10 km. ), suivre le direction de "La Croix Valmer" plutôt que
Ramatuelle, tournez après sur votre gauche vers "l'Escalet"
(indiqué par un panneau), traversez les massifs et déscendez
vers le littoral, passez la plage dite de "l'Escalet" traversez le
grand parking et enfoncez vous vers le Cap Taillat que vous
reconnaîtrez au loin.
Un nouveau parking (payant de 9h à 17h ) vous attend
au départ du sentier du littoral qui vous mênera au Cap Taillat.
Facilement pratiquable, comptez 20 à 30 minutes de marche.





Photos de K.loo et Cecilia...
Merci les amis
Une petite promenade à Bandol sur le sentier des douaniers le week end du 09/10/2005.
Photos de K.loo et C



Photos disponibles dans l'album MON PAYS LE SUD
L’histoire nous rappelle curieusement par un certain nombre d’événements que Napoléon Bonaparte et Toulon sont liés à jamais.
Le jeune Bonaparte connaissait parfaitement notre région pour y être passé plusieurs fois lors de ses permissions, en attendant le bateau de Corse.

C’est à Toulon, lors du siège de 1793, que Bonaparte entre dans l’Histoire. Cet épisode de la Révolution française fut déterminant pour son avenir : inconnu jusque là, Bonaparte, alors un des plus jeunes officiers de l’armée, sut saisir l’opportunité qui se présentait à lui, imposer ses idées et démontrer sur le terrain ses talents de stratège, ses qualités de chef ainsi que sa volonté de fer.
Sans la révolte de Toulon, l’épopée napoléonienne n’aurait certainement pas vu le jour. Le 28 août 1793, excédés et apeurés par la terreur jacobine, les Toulonnais entrèrent en rébellion contre la Convention et se livrèrent aux Anglais qui proposaient aux royalistes de leur garantir la ville. Toulon rallié aux Anglais devint l’un des foyers les plus spectaculaires de la contre révolution.
La Convention répliqua aussitôt en assiégeant la ville pendant quatre mois. En décembre, après l’arrivée de renforts venus de l’armée d’Italie et celle d’un nouveau général, Dugommier, l’offensive reprit suivant un plan de Bonaparte qui allait pouvoir participer à sa première grande opération militaire. Le jeune capitaine d’artillerie s’illustra grâce à son génie militaire, son obstination et son ardeur. Menant l’armée républicaine à la victoire, c’est à Toulon, à l’âge de 24 ans, qu’il gagna ses galons de général.
« Quand j’étais jeune officier, dira-t-il en 1804, je me suis promené dans Toulon. Qui m’eût dit que la destinée m’appellerait un jour à reprendre la ville ».
Napoléon Bonaparte séjournera par la suite à plusieurs reprises à Toulon lors des préparatifs d’expéditions en Corse, en Italie et en Egypte.
A l’est de la vieille ville, les remparts de la cité rappellent encore aujourd’hui le souvenir de Bonaparte : c’est de Toulon, à la tête de l’armée d’Italie, en mars 1796, que le futur empereur franchit la porte à qui l’on donna plus tard le nom de porte d’Italie, classée monument historique.
Le 19 mai 1798 quinze vaisseaux, douze frégates, deux cents bâtiments de transports rassemblés en rade de Toulon emportaient Bonaparte, son armée d’Orient et ses savants pour sa célèbre expédition d’Egypte. La préparation de l’expédition d’Egypte représenta pour le port de Toulon une aubaine inespérée pour l’économie locale. L’embarquement pour l’Egypte fut sans aucun doute un spectacle, une fête grandiose réjouissant le cœur des Toulonnais.
L’Empire fut pour Toulon une période prospère lui permettant de retrouver un certain équilibre après les épisodes tragiques de l’époque révolutionnaire. Avec le temps, Toulon resta fidèle à Napoléon. Le retour de l’île d’Elbe fut salué dans l’enthousiasme et pendant la restauration, Bonapartistes et Républicains ne cessèrent d’affirmer la popularité de celui qui fut l’Empereur des Français.
En 1840, c’est du port de Toulon que partit la frégate de la Belle Poule pou rapatrier la dépouille mortelle de Napoléon Bonaparte. Aménagée dans la chapelle ardente de l’arsenal de Toulon, la Belle Poule parcourut la Méditerranée, traversa l’Atlantique sud pour se rendre à Sainte Hélène et ramener en France sous le commandement du Prince de Joinville les cendres de Napoléon.
150 avant JC : naissance de TELO MARTIUS
Toute l'histoire de Toulon s'explique par son site exceptionnel. Il faut remonter 2000 ans d'histoire pour voir les marins romains pénétrer les premiers dans la rade.
Ils y fondent une colonie et se mêlent au peuple Ligure, dévoué au culte de la déesse des sources jaillissantes, Télo.

Télo-Martius, ainsi nommée, petite bourgade de la Provincia Romana, future Provence, est l'une des deux teintureries impériales de Gaulle qui produit la pourpre, colorant naturel de couleur rouge.
Point de relâche des bateaux de commerce Télo, puis Tolon, s'attache à protéger ce site exceptionnel fréquemment pillé par pirates et Sarrasins.
Des vigies sont disposées autour de la rade pour prévenir la population du danger venant de la mer. L’un de ces 'faro' le plus célèbre, donnera son nom à la montagne sur laquelle il fut construit : le Faron.
Toulon cruellement meurtrie par le sabordage de la flotte, par les bombardements massifs et des destructions sévères a vécu sa libération avec enthousiasme.
Le débarquement en Provence le 15 août 1944 a été l’une des opérations les plus réussies de la deuxième guerre mondiale. La bataille fut pourtant dure et d’une rare violence : face à la qualité et aux effectifs de l’armée allemande, seuls le courage et l’héroïsme de nos combattants ont pu rendre à Toulon sa liberté.
Dans le plan initial des Alliés, la libération de Toulon n’était prévue que le vingtième jour après le débarquement. Mais le 18 août, le Général de Lattre de Tassigny décide de brusquer l’attaque, apprenant que l’ennemi renforce ses troupes.
Sans attendre la mise à terre complète de ses effectifs et de son matériel, il se porte audacieusement sur Toulon dès le 19 août pour exploiter l’avantage initial et l’effet de surprise du débarquement.
Pour l’emporter, Lattre de Tassigny ne dispose même pas de son premier échelon, mais seulement de 16 000 combattants soutenus par trente chars et quatre vingt canons de moyen calibre.
Toulon est un rude morceau à enlever d’assaut !
Avec ses trente forts puissamment armés, ses innombrables casemates hérissées d’armes automatiques et les vingt cinq mille soldats allemands de sa garnison sous les ordres de l’Amiral Rukfus, c’est une formidable position.
Les Français font preuve d’un élan irrésistible. Toulon est d’abord isolé du nord et de l’ouest par un vaste mouvement d’encerclement. Le 21 août, l’investissement de Toulon est réalisé mais la progression des libérateurs est ralentie par de multiples obstacles.
A La Valette, aux Quatre Chemins, dans la ceinture des forts qui défendent la ville vers l’intérieur, les Allemands résistent pied à pied. Les épisodes héroïques ne manquent pas.
Au nord est, le groupe des commandos qui s’est déjà distingué aux Caps Nègre et Bénat escalade à la corde les murailles du Coudon et arrache ce nid d’aigle à ses cent vingt défenseurs.
Malgré la farouche résistance de l’ennemi au nord dans la poudrière où trois cent cinquante allemands sur six cents trouvent la mort, à l’est sur les collines du Thouar aux tranchées âprement défendues, et dans la ville–même où les combats de rue font rage, les troupes de Montsabert de Magnan et de Brosset (3e D.I.A., 9e D.I.C. et 1ère D.F.L.) effectuent leur liaison, le 23 au soir, au cœur de Toulon.
Du 24 au 26 août, la division Magnan enlève les derniers points de résistance. Le 26 août au soir la ville est totalement libérée.
Le 27 août les troupes françaises défilent dans Toulon devant le Général de Lattre de Tassigny dont l’audace avait permis de prendre en sept jours une des places les mieux défendues d’Europe.
En août 1944, l’été de la Libération, Toulon acclamait ses soldats de l’armée d’Afrique, marins, résistants et alliés tous combattants pour sa libération.
Aujourd’hui encore Toulon se doit de leur rendre hommage.
Le 14 août 1964, le général de Gaulle se rend en Provence pour y célébrer le vingtième anniversaire du débarquement allié d’août 1944. Le 15 août, il est au Mont Faron, qui domine Toulon, pour l’inauguration du mémorial qui venait d’être achevé. Une bombe l’y attendait, placée par l’OAS dans une jarre ; la bombe n’explosa pas et elle ne fut découverte que quelques jours plus tard. D’après Jacques Delarue [ "l’OAS contre de Gaulle" - Fayard 1994 ], cet attentat avait été organisé par Jean-Jacques Susini et Gilles Buscia.
La jarre du Mont Faron.

A gauche, au premier plan, la jarre qui contenait la machine infernale [ cliché Jacques Delarue ]

