Situation géographique : à 362 km de Nouméa (environ 3h45 de route)
Nombre d'habitants : 2933
Koumac est le carrefour du grand Nord, point de départ vers Poum ou vers la côte Est en traversant la chaîne en direction de Ouégoa. Commune agricole et minière, Koumac s’est désormais orientée vers la pêche industrielle et s’apprête à développer son tourisme. Le village s’est peu à peu équipé et dispose désormais de toutes les facilités pour les résidents comme pour accueillir les touristes. On s’en aperçoit dans le centre de la commune, mais surtout à la base nautique de Pandop, où les infrastructures des Pêcheries de Nouvelle-Calédonie ont été installées dans un complexe qui laisse aussi une large place à la plaisance et la détente. A Pandop, on trouve tout ce qu’il faut pour naviguer et partir en direction des très jolis îlots de la région, on peut aussi s’y restaurer en regardant la mer.

Outre les activités nautiques, Koumac cultive aussi sa passion agricole : chaque année en septembre, la foire de Koumac attire de nombreux visiteurs car celle-ci a su rester un rendez-vous authentique de la brousse. Les amoureux du cheval y trouveront leur compte : les cavaliers ne manquent pas à Koumac qui dispose également d’un hippodrome, situé non loin de la marina de Pandop, tout près du camping du même nom.
Parmi les autres centres d’intérêt, les grottes de Koumac demeurent une visite incontournable. Elles sont proches du village et permettent aux plus courageux qui s’aventurent dans les galeries de découvrir un site somptueux. Attention, ces grottes sont vastes et l’on peut s’y égarer, il est donc conseillé de se munir d’une lampe de poche, les gendarmes ont régulièrement secouru des promeneurs qui s’étaient égarés. Non loin des grottes, à flanc de falaise, une vierge que l’on découvre blottie dans la roche auprès d’une jolie prairie semble elle aussi accueillir les visiteurs. Au départ de Koumac, on peut aller visiter l’ancien village minier de Tiébaghi, à une trentaine de minutes du village.

Non loin de la mine de nickel en activité aujourd’hui, on exploita le chrome à Tiébaghi jusqu’au début des années 90. Le village et ses installations sont restés en bon état, tout semble indiquer que les habitants ne l’ont quitté qu’il y a peu de temps. Une très dynamique association s’applique à la remise en état du site, on peut le visiter en se renseignant à la mairie de Koumac.
Enfin Koumac héberge chaque année la fête de la génisse à la broche. Organisée en général fin avril ou début mai, cette fête est accompagnée d’un mini-raid, de courses de chevaux, de ventes de taureaux reproducteurs, etc. C’est l’occasion d’une belle fête broussarde.
A l'inverse de ses îles voisines qui sont volcaniques, la Nouvelle-Calédonie est un fragment d'un ancien continent qui a dérivé, il y a quelques 250 millions d'années. Sa flore et sa faune, qui ont évolués en vase clos, sont actuellement uniques : On dénombre ainsi 3 500 espèces de plantes, dont les ¾ n'ont été recensées que sur l'île, 4 300 espèces d'animaux terrestres, 1 000 espèces de poissons et 6 500 espèces d'invertébrés marins.
500 km de long, 50 km de large, la Nouvelle-Calédonie offre une variété infinie de paysages, des plus belles plages de sable blanc jusqu’aux plus spectaculaires paysages reculés en montagne.
Entourée par une barrière de corail de 1 600 km de long, la Nouvelle-Calédonie comprend aussi le plus vaste lagon au monde. A certains endroits de la côte, la barrière de corail se trouve seulement à quelques kilomètres des terres, et à d’autres il vous faudra parcourir 65 km pour la rejoindre (avec une profondeur moyenne du lagon de 40 mètres).

Le territoire de Nouvelle-Calédonie se compose de l'île principale appelée « Grande Terre », de l'Ile des Pins au sud de la Grande Terre, des Iles Loyauté à l'est ( Maré, Lifou, Tiga et Ouvéa ), de l'archipel de Belep au nord ouest et de nombreuses îles et îlots : Huon & Surprise, Chesterfield, Walpole, Beautemps-Beaupré, Astrolabe et le rocher de Ballona, …en tout une surface totale de 19 00 km2 ( 16 372 km 2 pour la Grande Ile qui fait 400 km de long ).
Où se trouve la Nouvelle-Calédonie?
L’île est à environ 1 500 km de l’Australie, 1 700 km de la Nouvelle-Zélande, 5 000 km de Tahiti, 7 000 km du Japon, 10 000 de la côte ouest des Etats-Unis et 20 000 km des côtes françaises.
La Grande Terre
L’île principale est la région la plus riche de la Nouvelle-Calédonie où réside la plus grande partie de la population. Elle est divisée dans la longueur par un massif montagneux appelé « Chaîne Centrale » dont le plus haut sommet au nord est le « Mont Panié »(1 629 m) et au sud-est le « Mont Humboldt »(1 618 m) . De nombreuses espèces végétales peuvent être observées dans ces montagnes.
Ce relief inhabituel en dorsale sépare l’île en 2 régions très différentes:
* La Côte Est, humide et orientée aux alizées est une terre fertile et exotique à la végétation luxuriante, aux vallées verdoyantes, aux cascades magnifiques, aux rivières sauvages et aux huttes typiques des mélanésiens le long des routes.
* La Côte Ouest, une zone plus sèche et tempérée. On y trouve des cocotiers mais les arbres « Niaouli » y poussent par milliers et la vie sauvage est abondante. C'est une terre d'élevage où la population vit au rythme de ses troupeaux. On y trouve aussi de fabuleuses plages.
Source: http://www.nouvellecaledonietourisme-sud.com
1) Les découvreurs de la préhistoire
La Nouvelle-Guinée est peuplée depuis 30.000 ans environ,le peuplement de la Nouvelle-Calédonie est beaucoup plus récent. Les sites archéologiques datés les plus anciens, remontent à 4.000 ans, mais il est possible que l'occupation de l'archipel par ses vrais découvreurs soit un peu plus ancienne.
Les migrations à l'origine du peuplement se sont faites à partir de l'Asie du sud-est autour d'un axe Bornéo - Philippines, Nouvelle-Guinée, Salomons. Ce mouvement migratoire s'est aussi poursuivi au-delà de la Nouvelle-Calédonie vers les Fidji. Plus tard et jusqu'au XIX siècle, sur les côtes et dans les îles (Loyauté, Kunié) notamment, des colonies de navigateurs austronésiens de la Polynésie occidentale (Tonga, Samoa, Fidji, Wallis ) se sont régulièrement installées.

2)Les découvreurs européens
C'est au Capitaine Cook que revient la découverte officielle de la Grande Terre par les Européens. Elle fut faite au cours de son second voyage. Le premier à bord qui aperçu la Grande Terre fut l'aspirant Colnett le 4 septembre 1774. Cook la nomma "New Caledonia". Cook débarqua à Balade sur la côte Est. Il fut reçu amicalement par les habitants. Colnett a laissé son nom au cap situé entre Pouebo et Panié et au sommet qui le domine. C'est le 3eme plus haut sommet de la Grande Terre. Cook longea ensuite la côte Est jusqu'au sud de la Nouvelle-Calédonie et l'île Kunié qu'il nomma île des Pins. Il cartographia la côte Est et, bien qu'il ne l'ait pas longée, sa carte suggère aussi la côte Ouest, remarquablement proche de son tracé réel.
C'est d'Entrecasteaux, alors à la recherche de Lapérouse, qui fit la première reconnaissance de la côte Ouest en 1792. Il arriva à l'Ile des Pins le 16 juin. Il longea ensuite la côte et fit plusieurs tentatives pour entrer dans le lagon et aller à terre mais il finit par abandonner par souci de sécurité. Néanmoins la côte fut observée de la mer et remarquablement cartographiée par Beautemps-Beaupré d'Entrecateaux qui découvrit, au nord de la Grande Terre, les îles Surprise et Huon et l'atoll Beautemps-Beaupré.
Les Iles Loyauté furent découvertes en 1793 par Raven capitaine d'un navire marchand anglais venant de Sydney. La cartographie et l'hydrographie des îles Loyauté ne fut faite qu'en 1827 et 1840 par Dumont d'Urville. Le premier a pénétrer dans le lagon de la côte Ouest fut le capitaine Kent, il le nomma Baie St. Vincent. D'après ses récits, il eut d'excellents contacts avec la population.
Parti de France en août 1785 pour explorer la Nouvelle-Calédonie, le comte de Lapérouse, avec ses deux navires La Boussole et l'Astrolabe, fit naufrage et disparut en 1788 à Vanikoro (Iles Santa Cruz, entre le Vanuatu et les Salomons). Il a toujours été supposé que Lapérouse venait de Nouvelle-Calédonie lorsqu'il fit naufrage, car c'était son itinéraire logique. Mais aucun écrit ne le prouve et les livres de bord ont évidemment disparus avec le naufrage. Le mystère reste donc quoique plusieurs indices tendent à prouver son passage en Nouvelle-Calédonie.
3) Baleiniers et santaliers
C'est vers 1793 que les chasseurs de baleines Américains commencent à toucher la Nouvelle-Calédonie pour leur hivernage. L'époque des marins "santaliers" débute en 1841. Leur commerce deviendra très intense en 1846. Il s'achève après la prise de Possession en 1853.
4) Les missionnaires
Les catéchistes de la London Missionary Society débarquèrent en 1841 à l'île des Pins (Kunié) et en 1842 à Touaourou (Sud Grande Terre). Ils en furent chassés en 1842. La LMS s'installa aux îles Loyauté en 1841. Les missionnaires catholiques de la Société de Marie conduits par Monseigneur Douarre s'installèrent à Balade en 1843.
Ils durent quitter cette implantation en 1847. Ils y revinrent en 1851. Les maristes s'implantèrent, avec succès cette fois, à Kunié en 1848. L’Ile des Pins servit de base à l'évangélisation de la Grande Terre. Tous ces visiteurs apportèrent aussi des maladies nouvelles et des puces. Le chef de Kunié initialement intéressé par l'implantation de la mission fut ensuite hostile à la nouvelle religion à laquelle il attribua notamment une épidémie. Les catéchistes furent massacrés.
A Touaourou au sud de la Grande Terre les catéchistes s'enfuirent avant le massacre et la consommation des convertis. Un frère mariste fut tué lors des affrontements qui chassèrent les missionnaires de Balade. Les graves problèmes des premiers missionnaires s'expliquent par le manque de connaissance sur ces peuples et notamment l'incompréhension de leurs langues et de leurs coutumes. Des disettes, des épidémies et des guerres ont souvent été les facteurs déclenchant. Seule l'implantation aux îles Loyauté fut un succès immédiat.
5)Prise de Possession
Napoléon III donna instruction à plusieurs navires de guerre français de prendre possession de la Nouvelle-Calédonie, à la condition qu'elle ne fut pas d'ores et déjà annexée par les Anglais. Le premier arrivé fut l'amiral Febvrier Despointes qui prit possession de la Grande Terre à Balade le 24 septembre 1853.
Source: http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier469-2.php

